dimanche, 13 mai 2012

Touche pas à mon médecin ! Refusons les réseaux de soins.

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Le domaine de la santé est aujourd’hui l’une de nos plus grosses dépenses. Mais la santé doit rester libre et accessible à tous, c’est pourquoi il est intolérable de rendre les soins hors de prix et de ne pas laisser le libre choix du médecin. C’est pourtant ce que souhaitent le Conseil fédéral et les partis du centre ! La révision partielle de la Loi sur l’assurance maladie (LAMal) a le dessein d’instaurer des réseaux de soin, plus connu en Suisse alémanique sous le nom de Managed care. Un médecin, en règle générale le médecin de famille, coordonne l’entier de la prise en charge des patients et vous redirigera vers les spécialistes impliqués. Le comité adhérant prétend vouloir se préoccuper du bon traitement des patients mais il se soucie en revanche de leur porte-monnaie dans une moindre mesure !

 

Le Managed care est déjà disponible en Suisse sous la forme de volontariat. Chacun est libre d’adhérer à ces réseaux de soin s’il le désire. Ce qui fait la force de notre système de santé, c’est la politique du libre choix ! Chacun est libre de changer de médecin, d’établissement hospitalier ou de caisse maladie. L’Etat souhaite aujourd’hui mettre chaque patient sous sa tutelle en leur imposant les réseaux de soin. Vous nous pourrez donc plus choisir librement votre médecin ou l’établissement hospitalier dans lequel vous serez pris en charge. Quelque soit vos troubles, même les plus flagrants, vous seriez obligé de passer par votre médecin de famille et ne pourrez pas vous rendre directement chez un médecin spécialisé. De plus, vous seriez contraint de vous rendre chez les médecins affiliés au réseau. Les personnes ne souhaitant pas se soumettre aux exigences de l’Etat ou du médecin qui leur a été attribué se verront pénalisé dans leur prime d’assurance maladie.

 

Par ailleurs, les réseaux de soin ne vous compteront pas moins cher. Au contraire, si vous refusez de renoncer au libre choix de votre médecin, vous devrez payer jusqu’à 1000 francs de plus de votre poche, en plus de la franchise d’au moins 300 francs. Seuls les plus fortunés pourront décider librement, les autres seront contraints à être affiliés aux réseaux de soins. Et si l’assuré désire changer de caisse maladie tout en conservant son réseau actuel, il devra débourser des sommes astronomiques puisque rien n’oblige les assureurs à signer des accords dans le but de coordonner leur réseau. Le contrat qui lie l’assuré à sa caisse-maladie sera fixé à une durée de trois ans. Tout réseau de soin jugé insatisfaisant par l’assuré ne pourra être changé avant la fin de son contrat ou la paie d’une prime de sortie très élevée. L’assuré est donc enchainé et prisonnier du réseau de soin qui lui a été assigné tel un numéro de série collé sur un appareil.

 

De plus, il est faux d’affirmer que les réseaux amélioreront la qualité des soins. Même le plus mauvais des médecins sera récompensé, car des patients lui ont été fatalement confié. Et ces derniers ne pourront changer de médecins sans être contraint de passer à la caisse. Les réseaux de soins seront tenus de respecter des budgets et ce, au détriment du traitement des patients, ce qui provoquera un rationnement des soins et une médecine à deux vitesse. Il est donc hypocrite de prétendre que le Managed care est établi pour le bien des patients, car l’objectif recherché est de faire des économies. L’Etat souhaite récupérer des sous là où il le peut, en amenant davantage de contraintes aux citoyens et en les obligeant à payer pour détourner les prescriptions étatiques. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que les pays ayant déjà opté pour le Managed care, dont les Etats-Unis et la Norvège, figurent dans la liste des soins les plus chers au monde.

 

En somme, le principe du Managed care nous place sous la tutelle de l’Etat et d’un médecin de famille qui nous a été arbitrairement attribué. L’assuré ne pourra plus choisir librement son médecin ou sont établissement hospitalier sans devoir débourser des sommes faramineuses. Seules les plus fortunés auront le privilège de choisir librement leur médecin généraliste ou spécialisé. Il est d’autant plus hypocrite de prétendre que les soins seront meilleurs alors que l’Etat ne cherche qu’à faire des économies en rationnant les traitements et en contraignant les assurés à débourser davantage pour obtenir une liberté qui leur ont été ôtée.

C’est pourquoi l’UDC, le PBD, le PS ainsi qu’une multitude d’associations comme la Fédération des médecins suisses, les Hôpitaux suisses ainsi que de nombreux syndicats vous invitent à refuser la modification de la Loi sur l’assurance maladie (LAMal) lors des votations populaires du 17 juin prochain !

 

 

jeudi, 10 mai 2012

Epargne-logement : Une deuxième chance nous est offerte !

 

On parle encore d’épargne-logement ? Clogement.jpgomment cela se fait-il ? Il est vrai que le sujet a été déjà été voté dans le courant du mois de mars, mais c’est un autre texte, un peu nuancé, qui nous est proposé pour les votations du mois de juin. J’ai été moi-même surpris de la faible proportion de votants favorables à cette initiative. Peut-être s’agissait-il d’un manque d’informations ou de renseignements. C’est pourquoi je me relance dans une présentation du concept d’épargne-logement, un instrument qui vise à épargner et être exempté d’impôt sur une certaine durée afin de construire sa maison et ainsi devenir propriétaire. L’initiative précédemment refusée donnait aussi la possibilité d’épargner afin d’entreprendre des rénovations et obtenir des infrastructures plus écologiques. Cette possibilité ne figure plus dans le nouveau texte, voilà la grande différence. Mais tentons plutôt d’éclaircir le sujet pour éviter un deuxième refus inattendu.

 

Il paraît tout d’abord judicieux de rappeler le principe de l’épargne-logement. Chaque personne résident en Suisse aurait la possibilité de mettre jusqu’à 10'000 francs de côté, chaque année, qui seraient entièrement exemptés d’impôt dans le but de devenir propriétaire. Cette mesure est doublée pour les couples, ce qui nous fait un total de 20'000 francs épargnés. Vous constaterez donc que la somme maximale a diminué en comparaison avec l’ancien texte. Il ne sera bien évidemment pas possible d’épargner indéfiniment pour la simple et bonne raison que vous avez 10 ans au maximum pour acquérir votre nouveau logement, sans quoi vous devrez cotiser les années dont vous avez été exonéré. Le système ne comporte donc pas de faille comme pourrait le sous-entendre le sujet du texte au premier abord.

 

En revanche, l’épargne-logement ne serait valable uniquement que pour l’accès à notre première propriété. Il est donc entièrement faux d’affirmer que cet outil n’est favorable qu’aux riches, vu que la majorité d’entre eux sont déjà propriétaires et que l’épargne maximale est fixée à 10'000 francs par année. Au contraire, l’épargne-logement est une chance inouïe pour les jeunes couples et locataires à moyen revenus pour devenir propriétaire et ainsi acquérir leur propre logement. Les opposants vous rétorqueront que votre deuxième pilier est à disposition pour les fonds propres de votre maison. Mais vous amputerez ainsi une partie importante de votre retraite ! Par ailleurs, les plus jeunes de la population ne bénéficient pas d’un deuxième pilier suffisant pour investir tant de fond dans l’acquisition d’un logement.

 

La Suisse ne compte aujourd’hui que 39% de propriétaires contre près de 80% en Norvège, en Italie, en Belgique et en Espagne. Elle se situe bien derrière le peloton européen. Il est pourtant inscrit dans la Constitution du pays que la Confédération doit favoriser l’accès à la propriété. Or, cet objectif n’est aujourd’hui pas atteint et le grand nombre de locataires est une des causes des loyers élevés. L’épargne-logement est donc une opportunité pour les jeunes suisses et membres de la classe moyenne de devenir propriétaire et posséder leur maison familiale.

 

Sans grand étonnement, la gauche continuera de rétorquer qu’en exonérant ainsi, nous devrions faire face à un cruel manque à gagner. Pourtant, le canton de Bâle campagne pratique ce principe d’épargne-logement depuis bientôt 15 ans. Les résultats s’avèrent concluant ! Il a été démontré par une étude sérieuse que l’épargne-logement est un moyen efficace pour remplir la mission fixée par la constitution, c’est-à-dire encourager l’accession à la propriété. En outre, le bénéfice économique généré directement ou indirectement dans le canton se monte à 70 millions de francs, ce qui correspond à 550 emplois. Parmi ces bénéfices économiques 6.1 millions seront récupérés par le canton et les communes de Bâle campagne. L’épargne-logement est donc un atout important pour l’Etat et permet de stimuler l’économie.

 

En conclusion, l’épargne-logement n’est pas un outil économique visant à favoriser les plus fortunés de la population. Elle est, au contraire, indispensable aux plus jeunes et aux membres de la classe moyenne qui désirent devenir propriétaire et ainsi posséder leur propre maison ou appartement. Vous pourrez ainsi épargner chaque année jusqu’à 10'000 francs, voire 20'000 francs pour les couples, et exonérer ce futur investissement pour votre avenir personnel ou familial et ce, sans amputer sur votre deuxième pilier. Les cantons pratiquant déjà l’épargne-logement ont en conclu que le projet leur a amené une création supplémentaire de valeurs et d’emplois.

C’est pourquoi l’UDC, le PLR, quelques membres du PDC et du PBD ainsi que diverses organisations comme HEV et SGFB vous recommandent d’accepter l’initiative « Accéder à la propriété grâce à l'épargne-logement » !

 

 

jeudi, 12 avril 2012

L’enseignement moderne est un massacre pour notre patrimoine historique et patriotique !

 

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Obtenir une réponse cohérente lorsque vous demandez à un jeune adulte de définir le Sonderbund, relève aujourd’hui de l’impossible ! Faute d’un enseignement qui se préoccupe de notre patrimoine, les élèves modernes finissent leur scolarité sans le moindre sentiment d’identité national et avec le minimum de connaissance sur notre passé helvétique. L’Etat s’est borné aux normes nécessaires en matière d’histoire suisse et a prévu à son programme une brève fiche dédié au Waldstätten enclavée entre une étude sur la conquête du golfe persique par les australopithèques et une énième révision de la « fabuleuse » Révolution française. Avez-vous déjà eu l’occasion de parcourir le récit de notre Confédération depuis sa fondation jusqu’à aujourd’hui ? Rare sont ceux que je connaisse et qui ont eu cette chance, pour la simple et bonne raison que j’ai moi-même dû attendre ma seconde année de gymnase pour enfin aborder la simple expression de « Guerre du Sonderbund ».


Face aux épopées chevaleresques des grands empereurs européens, l’histoire suisse a toujours été reniée et considérée comme un long, barbant et inutile récit. Certes connaître la date de la bataille de Morgarten ne vous facilitera pas vos achats du samedi matin sur la place du marché. Elle reste néanmoins plus profitable que les cours de géographie qui vous apprenne que la vallée de Kandertal est composée de roche métamorphique ou que le tiers de la population de Tombouctou est au chômage ! Trouvez-vous dès lors normal que des élèves croient que trois citoyens se sont réunies sur un bout de terre et ont fondé la Suisse moderne, le parlement et le Conseil fédéral du jour au lendemain ? La plupart d’entre eux ne sauraient vous dire la signification primordiale de l’an 1848, année de guerre civile dont l’issue a permis de créer notre première Constitution moderne et nos institutions, cinq siècle après le Pacte fédéral ! C’est grâce à cet évènement que l’Etat existe aujourd’hui, pourtant ce dernier n’accorde aucune signification à cette date dans le moindre livre d’école.


Par ailleurs, l’école ne forge plus ce sentiment d’identité national qui a tant réuni les Suisses autrefois. De nos jours, vous y apprendrez la danse orientale façon indienne, la recette kazakhe des samossas, les chants traditionnels du Niger, mais vous n’apprendrez jamais le moindre couplet de notre hymne national ou les différentes cultures et traditions de nos nombreux cantons. L’école ne donne plus le sentiment d’être suisse, elle rend les enfants apatrides ! La découverte d’autres horizons est une chance inouïe mais jamais nous devons oublier nos racines. On scande que l’école doit jouer un rôle d’intégration pour les enfants issus de l’immigration. Dès lors, cette même intégration ne devrait-elle pas aussi se faire par l’apprentissage de nos cultures, nos chants et notre histoire ?

 

Comme le dit si bien l’auteur André Maurois : « Être de son temps, c'est comprendre que ce temps ne peut être isolé de ce qui le précède » La seule manière de forger l’avenir reste de prendre en compte le passé et de ne pas répéter les mêmes erreurs. C’est la raison pour laquelle nos élèves doivent concevoir que la Suisse, leur pays, ne s’est pas créée en une seul journée. La Suisse moderne est le fruit de cinq siècles d’histoire, de guerres et de traités et nos ancêtres ne se sont pas battus pour être oubliés ainsi. Il est inadmissible que l’Etat accorde plus d’importance à l’Egypte antique ou à la Révolution française plutôt qu’à l’histoire de sa propre nation ! Le plus flagrant reste qu’une partie des jeunes Suisses connaissent mieux la Marseillaise que notre Cantique et que les brèves occasions qu’ils ont eu de l’entendre furent soit aux matchs de notre équipe nationale soit à l’école de recrue. L’enseignement moderne se doit avant tout de transmettre notre patrimoine avant de vouloir partager celui de ceux qui n’affectionnent aucun intérêt pour notre culture.